Mercredi 19 mars 2008
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15:27
Hier soir, en regardant les Experts Miami (héhéhé), on s'est demandé, avec des amies si nos parents se porteraient complices au cas où on commettrait un acte criminel.
Et comme par hasard ce matin, je lis dans le timesonline qu'une famille millionaire déshériterait le fils, s'il
s'avérait qu'il avait assassiné une jeune fille (dont la photo fit les premières pages britanniques il y a quelques jours).
On s'était dit en effet avec mes amies, que sans dénoncer notre enfant, on ne se porterait pas complice. Mais l'une d'entre nous avait affirmé que sa mère le ferait pour elle. On pourrait
penser qu'en tant que parent, c'est la chose normale : de protéger sa progéniture. Et après tout, le sacrifice vaut bien la peine. Sauf qu'à s'y faire prendre, personne n'y gagne. L'enfant va
en prison. Le parent va en prison.
Cependant, ne faudrait-il pas en effet prendre le risque pour celui qu'on a engendré? L'illégalité ne fait pas peur face à l'amour parental et fraternel.
Mais il y a donc une différence entre se rendre complice d'un acte criminel, que ce soit pour son enfant ou non, et carrément le déshériter. Est-ce que cette famille pense alors à l'honneur? ou
est-ce que tout d'un coup l'enfant deviendra un fils mal-aimé, même plus aimé du tout? Le vilain petit canard?
Je n'essaie pas de prendre la défense du diable. Un meurtrier est un meurtrier. Mais cela justifie-t-il que l'on ignore jusqu'à son existence en tant que parent?
Personnellement, je ne pourrais l'imaginger. Bien sûr, je serais effondrée. Peut-être même aurais-je honte - et après tout, cela dépend de l'acte criminel : j'aurais honte et peur d'un enfant
pédophile mais je soutiendrais un enfant braqueur de banque! En sachant que soutenir n'est pas se porter complice.
Mais je pense que certains actes peuvent être pardonnés, en tout cas par les parents ( que la société ne pardonne pas, cela est autre chose). La seule souffrance de savoir son enfant enfermé, du
moins de l'imaginer s'il n'est pas encore condamné, permet à un parent de dépasser l'acte criminel, pour un peu qu'il ne soit pas inhumain, et de le soutenir en criant tout l'amour qu'il lui
porte.
Dans le cas d'un acte inhumain, peut-être les choses seraient différentes, mais cela ne signifie pas qu'on pourrait haïr l'enfant qu'on a élevé. Seulement, on ne le reconnaîtrait pas. Et par
conséquence, on serait dans le déni.
C'est une réflexion qui n'engage que moi, et je ne suis pas maman. Mais déjà je me suis toujours dit que je soutiendrai mes petits frères et soeurs, si un jour il venait à enfreindre la loi. Alors,
pour mon propre enfant, ne serais-je pas encore plus... indulgente?... au point... de me rendre complice? ...
Par Caylony
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Publié dans : Le pourquoi du comment
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