Ahhh le printemps, les arbres qui fleurissent et les oiseaux qui chantent.... Du pur bonheur.
Une amie, qui a toujours habité en Martinique, m'a raconté que, quand elle est venue faire ses études à Lyon , elle croyait que le Printemps arrivait dès le 21 mars. C'est-à-dire, que dès ce
jour, finis la pluie et le froid, c'était les fleurs, l'herbe verte et le soleil chaud qui arrivaient d'une journée à l'autre.
haha, la pauvre quand elle s'est rendue compte que le froid de l'est persistait, et la pluie... n'en parlons pas, au mois de mars, c'est pas amusant.
Néanmoins, elle n'a pas tout à fait tort, dès le mois de Mars, on peut sentir déjà la renaissance du paysage. Et, chose absolument jouissante en ville, les oiseaux se mettent à chanter au petit
matin.
Je viens du trou du cul du monde, dans un petit hameau au fin fond de la Picardie profonde, où les vaches sont plus nombreuses que les habitants. Mais je garde un souvenir très beau de la
venue du printemps : vers 6h du matin, peu avant que je me lève, j'entends chanter le coucou. Riez, riez, mais il n'y a pas plus beau chant que celui du coucou qui raisonne dans la campagne,
avant l'heure du coq. Toute ma vie, le chant du coucou me rappelera l'odeur de ma maison et de l'herbe mouillée par la rosée, des matins frais qui promettent une journée ensoleillée, ni trop
chaude ni trop froide. De mes réveils les plus heureux...
Alors quand j'ai déménagé pour mes études dans de plus grandes villes, c'était un choc d'entendre la
circulation en bas de mon immeuble. Heureusement,
j'ai pu trouvé il y a deux ans, un appartement en face d'un parc.
Et un jour... j'ai entendu le coucou. Et là, dans les bras de mon homme, avec le soleil qui filtre dans
mes stores, c'était le plus beau renouveau de ma vie.
Aujourd'hui, j'aime trop la ville pour imaginer un jour retourner vivre à la campagne. Et je me suis habituée à être réveillé par le chant... des moteurs de voiture, bruit qui me manquerait un
peu si je retourne dans le silence des prairies.
Mais si je peux avoir, et le chant des coucous à l'aube, et le bruit des voitures à l'heure de me lever, ce sera chaque jour des printemps de ma vie, le bonheur complet.
Vive le printemps!
Vous savez l'expression : "j'ai mon horloge biologique qui tourne"?
Quand j'étais enfant, j'imaginais que, dans le ventre des femmes, il y a avait une petite horloge qui sonnait de temps en temps pour rappeler à celles-ci qu'il était l'heure d'avoir un enfant.
Plus tard, et je le pensais jusque très récemment, je croyais que c'était purement biologique, en relation avec la durée de vie des ovaires et le nombre de fois qu'une femme peut ovuler. Donc c'était plutôt pour celles qui auraient dépassé la trentaine.
Mais aujourd'hui je me rends compte que c'est plus profond que ça. Et en ce moment, au fond de moi, l'alarme de mon horloge biologique sonne sans interruption, à en crever mes entrailles.
J'ai envie d'un bébé.
Plus qu'un bébé. J'ai envie d'un enfant. A moi. Que j'élève, que j'habille, avec qui je mange, que j'emmène à l'école, à la danse, à l'escrime... Bref, pas une poupée, mais un être humain qui montre de l'amour et que j'aime et dont je m'occupe à temps complet.
Ce n'est pas de la sorte d'envies que j'avais depuis le lycée, quand je voyais les poupons si jolis dans la rue, dans les salles d'attente, dans leur poussette. Non c'est l'envie qui vient du fond de je-ne-sais-où dans mon corps, dans mon coeur.
A chaque fois que je vois un enfant de mois de 3 ans, mon coeur se serre. A chaque fois que je vois un enfant de moins de 12 ans, je suis verte d'envie envers la maman.
Je fais du baby-sitting deux fois par semaine. A chaque fois, c'est une immense joie. Et parfois, quand je regarde les deux petites filles que je garde, j'imagine un autre visage à leur place, qui me ressemblerait et qui serait « mien ».
Je dis à mon homme que si je gagnais ma vie, ça aurait été le moment pour faire des bébés. Et j'en veux six.
C'est bizarre parce que je ne veux pas d'un nourrisson, et je ne veux pas accoucher. Il faudrait dans mon idéal que je sois enceinte et qu'une nuit je me réveille avec le bébé d'un mois à côté de moi. :S
J'imagine déjà comment j'agencerais sa chambre, quels vêtements je lui achèterais. La première fois que je le déposerais à l'école. Les soirs quand je rentre et qu'il est là, tout sourire. Les repas en famille...
Et ça me donne une telle sorte de mélancolie d'y penser, de l'écrire me donne envie de pleurer, que je suis presque désespérée tellement mon ventre crie.
C'est peut-être biologique, et les plus pragmatiques scientifiques me trouveront des explications (ovaire, hormones, hypothalamus, etc...), moi je dis, c'est au plus profond de mon âme, quelque chose qu'on ne peut pas contrôler, comme la foi en Dieu...
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